Sabtu, 08 Februari 2020

Category: Livres,Santé, Forme et Diététique,Maladies et dépendances

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Maman, ton corps a tenté un coup d'éclat magistral en t'imposant ce cancer, mais n'aie pas peur, je suis là. Je te fais la promesse de redonner de la couleur à notre relation qui a fait grise mine trop longtemps.Pour toi, je serai de tous les excès. L'action sera mon antidote, tes sourires mes plus belles largesses, la déraison la preuve de mon amour. S'il le faut, les pyramides d'Égypte prendront place en Sibérie, le cancer deviendra une île paradisiaque, le mont Fuji la dune du Pilat et la distance qui nous sépare un simple chemin de traverse.Surtout, n'interprète pas ces lignes comme étant un ultime message.Crois en ta guérison. Vis pour ne pas abréger notre amour.C’est une autobiographie. C’est une catharsis.C’est triste.C’est surtout plein d’espoir.Un jour, votre vie peut basculer.Un jour, votre vie doit se condenser.Un jour, vous apprenez ce qu’est réellement l’amour.Le temps est précieux.Concentrez-vous sur l’essentiel.N’oubliez jamais de dire « Je t’aime ».Je t’aime.Prétextez la célébration de chaque instant comme une formidable occasion d’exister encore.Parce que la vie vaut vraiment la peine d’être vécue.C'est à la fois rapide, mais d'une telle intensité émotionnelle, ça vous parle, ça vous perfore votre cœur, ça vous chamboule de haut en bas, de droite à gauche, c'est beau, c'est la vie.Les chroniques de LaurentIl y a des livres comme ça: brûlants de sincérité, qui nous touchent et qui font que nous sommes différents une fois la dernière page tournée. A titre personnel, j’aime la littérature pour ce pouvoir magique qu’elle a de me guider, de m’aider à prendre des décisions dans ma vie quotidienne. Ce livre est un de ceux-là.Les chroniques de CendrillonL'auteur a su me charmer par sa plume et son histoire.Les mille et une pages de LMMerci pour cet hymne à l’amour, à la vie.Sur ma table de nuitL’auteur se livre sans fioritures, sans subterfuges... Elle se met à nu…Frénésies livresques

Reviews

La vie est pleine de surprises, des joies et des peines, des satisfactions et des épreuves, jour après jour, on fait et on compose avec, comme on peut, avec les moyens et les capacités de tout un chacun, on vit, on travaille, on mange, on dort, une journée dure 24 heures, le temps passe, on vieillit et puis un jour ...... on apprend qu'une personne proche, très proche, a un cancer.C'est tout un univers qui s'effondre, le quotidien remis en cause, on prend des dispositions particulières pour être auprès d'elle, l'assister, l'aider, l'entourer.Le temps est désormais encore plus notre pire ennemi mais aussi ...notre plus précieux ami.C'est le deuxième roman de l'auteure Céline Theeuws - Auteur, après Les Douceurs d'Adrien.Vis embarque le lecteur dès les premiers mots, pas de préliminaire, on apprend rapidement que le personnage principal apprend la nouvelle que tout le monde redoute, un jour ou l'autre, le choc viscéral, sa mère se meurt d'un cancer.Il y a deux façons d'aborder ce sujet délicat, sensible, d'abord celui de risquer de tomber dans le pathos, des tire-larmes à souhait ou alors, c'est ce que je préfère, l'auteure a pris le parti de l'optimisme, le regard d'une fille sous la forme de l'humour au deuxième degré, tout en finesse, des mots qui vont vous toucher au plus profond de votre coeur, il n'est pas utile d'en rajouter, ni de tomber dans la surenchère, d'user et abuser de clichés pour montrer et démontrer, rien que pour cela, je le dis haut et fort, j'ai adoré la lecture de Vis.Une déclaration d'amour qui imprègne chaque ligne, chaque page, chaque chapitre, le sentiment d'avoir lu une petite centaine de pages comme d'avoir vécu plusieurs vies simultanées, un témoignage poignant, vibrant en l'espace de quelques minutes, d'avoir vécu plusieurs vies en une, c'est à la fois rapide mais d'une telle intensité émotionnelle, ça vous parle, ça vous perfore votre coeur, ca vous chamboule de haut en bas, de droite à gauche, dans toutes les configurations possibles, c'est beau, c'est la vie, c'est l'amour d'une fille à l'égard de sa mère porté à sa plus pure expression, c'est l'amour inconditionnelle d'une mère à sa fille dans sa plus noble définition, tout est délivrance, liberté, le mot vacuité n'a pas son mot à dire, tout doit être rempli, exprimer, donner, recevoir, aimer, réconforter, présence physique, communication au-delà du visible par l'esprit et la pensée, l'auteur va droit à l'essentiel, les mots sont soigneusement choisis, la portée juste énivrante, l'incandescence et la pudeur qui suintent dans le rapport mère-fille est l'une plus belles lectures que j'ai pu lire depuis longtemps, les non-dits valent autant que des paroles échangées, la présence de l'une et l'autre suffit à leur bonheur, la maladie est une traitresse mais elle peut aussi être considérée comme une étape supplémentaire dans une vie déjà bien remplie, une épreuve pour révéler ce que nous sommes vraiment au fond, ce que nous valons à la lisière de la vie et de la mort ...L'auteur n'écrit pas pour jouer avec les cordes de la pitié, ni ne surjoue de l'émotion édulcorée ou à fleur de peau, pour exhiber les terribles ravages causés par la maladie, ne tombe jamais dans le piège de la facilité littéraire, ne dit jamais des choses qu'elle ne connait pas, elle lâche tout, sans retenue et surtout avec tout le tact et le respect, elle parle de la bienséance pour mieux la détourner, la modeler à sa propre convenance et là, la lecture prend des allures autre, de celle qui vous fait aimer lire.Devant une situation désespérée avec laquelle le temps est limitée ou impartie, chaque seconde compte, les réactions divergent selon la personnalité de chacun, dans Vis, le mot vie et vivre prend une autre résonnance, on parle souvent de résilience quand on a vécu un traumatisme du passé et avec lequel il faut apprendre à vivre avec, à l'amadouer au grè de l'existence, ici la déclaration de la maladie d'une personne proche du personnage principal va être le catharsis qu'elle n'espérait pas mais qui va la changer à tout jamais, lui donner un virage inattendu, certes d'une tristesse insondable ou irréversible et pourtant ...Chaque chapitre de ce roman donne le ton à partir d'un titre en préambule, une juxtaposition de phrases pertinentes qui fait mouche, des figures elliptiques qui donnent à réfléchir, plus d'une fois, cette lecture m'a fouetté et mes sentiments et mes émotions qui, inévitablement et invariablement, donnent à penser que la vie est un tout, une somme d'expériences et d'épreuves qui poussent à donner le meilleur ou pas, pleurer fait du bien, se relever aussi.Faire face, comprendre, affronter, accompagner la personne affectée, soulager ses peines et ses souffrances, atténuer son mal de vivre lié à sa maladie, j'ai adoré quand l'auteure évoque le mot "chronique" plusieurs fois ou de donner de la redondance pour bien faire pénétrer et marteler l'esprit quand il est bon et juste de le faire, une fois n'est pas coutume d'accord mais pas seulement.La piété filiale est un des moteurs de cette histoire, le lecteur traversera différentes palettes de sentiments, allant de la colère ou la rage à l'acceptation et l'accointance de plus en plus affirmée.La relation entre la mère et la fille est terriblement belle, il y a le passe, le présent et le futur incarné dans cette complicité quasi fusionnelle, c'est d'un réalisme et d'une authenticité désarmante, j'étais presque comme un ombre dans leur espace vital, privatif, intime.Le sentiment vrai, les émotions vraies, je n'en demande pas plus pour être synchrone avec elles, avec leurs pensées, leurs attentes, leurs devenir, oui on peut dire que ce fut une lecture cathartique quelque part, une délivrance de certaines synapses qui a fonctionné du début à la fin de cette histoire.On met de côté les litiges du passé pour se concentrer sur l'instant présent, l'essentiel, le caractère éthéré des personnes en faction, il faut faire fusionner sublimation des instincts naturels avec l'urgence du moment.Plusieurs situations drôles qui alternent avec d'autres plus dures, la maladie mais pas seulement, les affres du passé, les vicissitudes du quotidien, la lenteur des traitements, la souffrance est permanente, la douleur instable et qui peut terrasser à toute heure du jour ou de la nuit, la distance volontaire liant la mère et la fille pour des raisons diverses rajoute encore dans la difficulté d'unir les forces, de donner le maximum, la frustration, l'impuissance à vouloir faire plus, je n'en dis pas plus pour ne pas dévoiler tous les pans de cette histoire qui m'a littéralement pris au tripe et c'est pas peu de le dire.Plusieurs passages m'ont interpellés, comme une piqûre de rappel, on joue volontiers, consciemment ou pas, aujourd'hui de la procastination mais après cette lecture, vous saurez, si vous êtes d'accord avec moi, combien la vie est courte, fragile, précieuse, demain est un autre jour, vivre aujourd'hui comme si c'était le dernier (ou presque), tout donner maintenant pour ne pas le regretter demain ou la semaine prochaine ou l'année prochaine ou dans plusieurs années, ce qui doit être dit ici ne doit pas faire l'objet d'un report aussi futil soit-il, une ode à la vie, un des plus beaux témoignages de l'amour filial jamais lu en littérature.Merci à l'auteure, j'ai lu Vis, d'une traite, un ressenti tel, une expression de toutes ces choses intimes à travers un récit à la première personne, je me suis reconnu en elle, l'émotion qu'elle dégage, des effluves, des rémanences, des réminiscences, l'impression viscérale d'avoir vécu une expérience livresque profonde jusqu'à mon coeur, en mon for intérieur, je vais garder longtemps, le plus longtemps possible toutes ces scènes d'une touchante et poignante entre la mère et la fille.Un livre autoédité, Vis de Céline Theeuws - auteur qui mérite et devrait être lu par tout le monde, un jour ou l'autre.Avant qu'il ne soit trop tard ...C'est un gros coup de coeur ❤️???❤️

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